Moulin-Rouge

Paris: Plongez dans un Paris décomplexé  !

Le Paris coquin et libertin – « Le french cancan, symbole de la folie parisienne, provoqua un véritable tollé de la part des défenseurs de la morale et de l’Eglise. Car en effet les danseuses du Moulin-Rouge n’étaient pas des oies blanches et travaillaient parfois à l’horizontale vers Pigalle. On a par ailleurs oublié qu’au début leurs culottes étaient fendues. »

Le Moulin-Rouge : 82, bd de Clichy.

Ce célèbre Moulin-Rouge n’est plus cependant celui de Nini Patte-en-l’Air, Grille d’Égout, Valentin le Désossé et… de la Goulue : celui-là n’existe plus ! Hélas! Rappelons que dans les bals, à la fin du 19è s, les danses étaient provocantes, voire carrément obscènes. Chahut et cancan, menés de manière endiablée, l’étaient sans ambiguïté.

le cancan surtout, dansé une jambe en l’air, l’index de la danseuse désignant, à l’insu du sergent de ville chargé de faire régner la décence (le « père la pudeur », ça ne s’invente pas, un entre-jambe qui se laissait deviner…

– Sur la place Pigalle, à côté, avait lieu le marché aux modèles où les peintres venaient choisir leurs poseurs et poseuses. C’est ici que Manet découvrit son Olympia.

De l’autre côté du boulevard, la rue de Bruxelles (en face du Moulin-Rouge) jusqu’à la place Adolphe-Max, où se dressait, au 18è s, une folie (riche maison de plaisance), dans le jardin de laquelle le maréchal duc de Richelieu (petit-neveu du cardinal) fit construire une « petite maison ». Il y donnait des « diners adamiques c’est-à-dire où les convives des deux sexes étaient en tenue d’Adam…

Paris tourisme

Le musée de la Vie romantique.

Entrée : accès gratuit aux collections permanentes, payant pour les expos temporaires . Ancienne demeure du peintre Ary scheffer, cette adorable maison connut durant 30 ans une folle activité artistique, politique et littéraire. Le portraitiste hollandais y reçut ses voisins et amis : Delacroix, Liszt, Dickens, mais aussi George Sand, qui venait accompagnée de son amant du moment, un obscur pianiste polonais prénommé Frédéric. Chopin, bien sûr ! Mais la coquine George (drôle d’idée d’adopter un prénom masculin : prénommait Aurore, pas mal non plus, mais ne dédaignait pas le port du pantalon, ô scandale) a eu de nombreuses relations. De certaines a découlé une correspondance parfois ambiguë, spécialement avec Alfred de Musset, que la chasteté n’étouffait pas, comme le montre son long poème érotique, Gamiani.

Il n’y est question que de voluptés, de caresses, d’excès de toutes sortes : le rouge nous Vient au front rien que d’y penser. Sacré Alfred !

Le rez-de-chaussée et le 1er étage de la maison, qui nous plongent deux siècles en arrière. Portraits, mobilier, bijoux anciens… de nombreux souvenirs évoquent George Sand et ses copains, dans un doux parfum d’antan.
Pour prolonger le plaisir, une pause gourmande sera bienvenue.

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